Delphine Batho, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, 2012-2013

Delphine Batho, femme politique de gauche, a succédé à Ségolène Royal en tant que députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres, en juin 2007.

Investie par le Parti socialiste (PS) pour voir son mandat parlementaire reconduit en 2017, elle fait l'exploit de remporter le second tour face à une candidate LREM.

Née en 1973, elle s'est engagée très tôt dans le militantisme, au sein du syndicat lycéen FIDL, puis de SOS racisme.

Adhérente du PS depuis 1994, elle s'est investie dans le courant de La Gauche socialiste aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et de Julien Dray.

Responsable du projet de Ségolène Royal lors des primaires citoyennes, elle a ensuite rejoint l'équipe de campagne de François Hollande.

D'abord nommée ministre déléguée à la Justice, elle est devenue ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie du deuxième gouvernement Ayrault (le 21 juin 2012) et a été réélue députée de sa circonscription le 10 juin suivant.

Mais elle est contre le cumul des mandats et laisse donc son siège à son suppléant Jean-Luc Drapeau.

Mais le 2 juillet 2013, le Président de la République met fin à ses fonctions en tant que ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie à la suite d'une interview dans laquelle elle qualifiait de « mauvais » le budget de son ministère et avouait « [sa] déception à l'égard du gouvernement »

Le 4 juillet 2013, lors d'une conférence de presse, elle affirmera : "Je n’ai commis ni une erreur ni une faute". Le gouvernement, ajoute-t-elle, "marque un tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique. C'est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays. […] Certaines forces économiques […] n'acceptaient pas le niveau d'ambition fixé pour la transition énergétique. […] Est-il normal que le PDG de Vallourec, Philippe Crouzet, ait annoncé ma chute prochaine voilà des semaines aux États-, Unis?".

Lui succédera au poste de ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’Energie Nicole Bricq.

Delphine Batho redevient députée le 2 août 2013, un mois après son départ du boulevard Saint-Germain.

Elle a, en octobre 2014, écrit un livre intitulé "Insoumise" dans lequel elle relate son expérience au gouvernement et les circonstances de son départ : dans cet ouvrage, elle brosse un portrait à charge de décideurs qu'elle juge dépassés par les enjeux écologiques et sous influence des lobbys du secteur de l'énergie, et prône un changement de génération dans la classe politique.

À l'Assemblée nationale, elle fait adopter en 2016 l'amendement à la loi biodiversité interdisant les néonicotinoïdes, pesticides tueurs d'abeille ; la loi entre en vigueur le 1er septembre 2018. En 2018, elle est à l'initiative de l'amendement pour l'interdiction du glyphosate avec un terme en 2021 ; sa proposition est massivement rejetée, et elle dénonce les agissements de lobbys au Parlement.

En 2018, elle quitte le PS et annonce qu'elle prend la tête du "Génération écologie", mouvement politique crée en 1990 par Jean-Louis Borloo, Noël Mamère et Corinne Lepage.

En janvier 2019, elle publie un manifeste pour une écologie intégrale, préfacé par Dominique Bourg, qui "plaide pour un renversement radical autour de la cause écologique"

En novembre 2019, son amendement au projet de loi antigaspillage, visant à interdire les campagnes de promotions du « Black Friday » en les intégrant aux « pratiques commerciales agressives », est adopté en commission.

En mai 2020, elle rejoint et devient vice-présidente du nouveau groupe Écologie démocratie solidarité, essentiellement composé d'anciens membres du groupe La République en marche.

En mai 2020, elle rejoint le groupe Écologie démocratie solidarité, dont elle est vice-présidente.

Elle plaide pour une alliance des écologistes en vue de l'élection présidentielle de 2022.