Edith Cresson, ministre du Redéploiement Industriel et du Commerce Extérieur, 1981-1986

Edith Campion naît à Boulogne-Billancourt le 27 janvier 1934. Son père, Gabriel Campion (1896-1959), est inspecteur des finances sympathisant de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO).

Elle est diplômée de l’école de Haut enseignement commercial pour les jeunes filles (HEC-JF, aujourd'hui fusionné avec HEC Paris, promotion 1954) et titulaire d’un doctorat en démographie, elle entamera une carrière d'ingénieure économique. Elle épouse en 1959 Jacques Cresson, fils de directeur de l'exportation de l ‘entreprise Peugeot.

Membre du Parti socialiste (PS) depuis 1975, mitterrandiste convaincue, élue député au Parlement européen (1979-1981), elle effectue sa véritable « percée » politique après l'arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981.

Élue députée de la Vienne (1981), elle est ministre de l'agriculture dans le gouvernement Mauroy (1981-1983) ; puis, devenue maire de Châtellerault (1983), elle est nommée ministre du commerce extérieur et du tourisme (1983-1984), ministre du redéploiement industriel et du commerce extérieur (1984-1986).

C’est dans ce cadre qu’elle accompagne les entreprises françaises dans la conquête de nouveaux marchés d'export aux États-Unis et au Japon.

Son passage en tant que ministre du redéploiement industriel et du commerce extérieur va durer un an et huit mois, lui succéderont à ce poste scindé en deux, Alain Madelin au poste de ministre de l’industrie et Michel Noir au poste de celui de ministre délégué au commerce extérieur.

Sous le gouvernement de Michel Rocard, elle occupera par la suite le poste de ministre des affaires européennes (1988-1990) avant de succéder à Michel Rocard comme Premier ministre de mai 1991 à mars 1992, la première femme à occuper cette fonction en France.

Elle a été Commissaire européen, chargée de la science, de la recherche et du développement, de l'éducation et de la formation, ainsi que de la compétitivité (1994-1999).

En 2001, elle devient présidente de la "Fondation des écoles de la deuxième chance".