Nathalie Kosciusko-Morizet Ministre de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, 2010-2012

Nathalie Kosciusko-Morizet , souvent désignée par ses initiales NKM, née le 14 mai 1973 à Paris (XVe), est une femme politique française.

Elle fut députée de la quatrième circonscription de l'Essonne de 2002 à 2017 et maire de Longjumeau de 2008 à 2013.

Au gouvernement, elle a exercé également les fonctions secrétaire d’État chargée de l’écologie, puis chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique et enfin ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement. Elle fut secrétaire générale adjointe de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012.

Elle est diplômée de l’École polytechnique (X1992), puis devient membre du corps des ingénieurs du génie rural et des eaux et forêts au sein de l’AgroParisTech et, après l'obtention d'une maîtrise en administration des affaires (MBA), est rattachée au collège des ingénieurs en 1997.

Dans le cadre de sa formation à l’École polytechnique, Nathalie Kosciusko-Morizet effectue son service militaire dans la Marine nationale comme officier chef de quart à bord d'un bâtiment basé à Djibouti et un stage ouvrier dans l’aide humanitaire au Cambodge.

En 1997, elle intègre le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie comme agent contractuel à la direction de la prévision, puis devient en 1999 conseillère commerciale responsable de la cellule environnement à la sous-direction de la politique commerciale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au secrétariat d’État au commerce extérieur.

En 2002 elle prend la fonction de conseillère technique en écologie et développement durable auprès du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, après avoir été brièvement directrice de cabinet de Tokia Saïfi, secrétaire d'État chargée du développement durable et directrice adjointe de cabinet de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de l'écologie.

Elle signe à cette époque des articles sur la fiscalité verte dans Les Échos et Les Cahiers des amis de Jacques Chirac sous le pseudonyme de « Nathalie Dumartray », étant tenue au devoir de réserve en vertu de son statut de haut fonctionnaire. Elle démissionne de la fonction publique en mars 2015 pour "ne pas avoir de filets de sécurité en cas d'échec en politique".

Suppléante de Pierre-André Wiltzer, député sortant de la quatrième circonscription de l’Essonne, elle siège sur les bancs du groupe parlementaire UMP et est membre de la commission des lois, du groupe d’amitié France-Pologne, présidente du groupe d’études santé et environnement, vice-présidente des groupes d’études sur les pollutions industrielles historiques et les nuisances aéroportuaires. Considérée comme une spécialiste des questions environnementales, elle occupe le poste de rapporteur parlementaire sur la charte de l’environnement et de la mission d’information sur l’effet de serre.

Elle est l’auteur de propositions de lois instituant le Conseil économique, social et environnemental, relatives à la pollution lumineuse, aux frais bancaires.

Lors de la formation du troisième gouvernement de François Fillon, en novembre 2010, Nathalie Kosciusko-Morizet est nommée ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement.

Dès cette nomination, elle démissionne de son mandat au conseil régional d'Île-de-France, ne conservant que son mandat de maire de Longjumeau.

En tant que ministre, elle est membre du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Son exercice est notamment marqué par la confirmation de l'appel d'offre sur l'éolien en mer, la confirmation de la passation du marché de la collecte de la taxe poids lourds, le développement du parc solaire français, l'approfondissement de la sûreté des centrales nucléaires françaises à la suite de la catastrophe de Fukushima, l'interdiction de la fracturation hydraulique dans les recherches de gaz de schiste, les assises du ferroviaire ou encore la modernisation du transport fluvial. Lorsqu'elle quitte ce ministère, 90 % des décrets de la loi dite « Grenelle II » ont été publiés.

Candidate de la droite à la mairie de Paris pour les élections municipales de mars 2014, battue par Anne Hidalgo, elle est ensuite cheffe de l'opposition au Conseil de Paris jusqu'en 2017. Elle se présente à la primaire de la droite et du centre de 2016, de laquelle elle sort quatrième avec 2,56 % des voix, puis échoue à se faire élire députée dans la deuxième circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017. Elle démissionne de son mandat de conseillère de Paris le 24 août 2018 et se retire de la vie politique.