Fonds Nicoulaud Louis-Robert

Historique du producteur

Louis-Robert Nicoulaud est né le 13 novembre 1913 à Orléans. Diplômé de l’Ecole nationale des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne, il devient ingénieur pour la Compagnie de chemin de Fer du Paris-Orléans devenue par la suite la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF). Il épouse Paulette Cosson avec laquelle il aura un fils prénommé Claude. Très impliqué dans le tissu associatif local et dans la vie de son quartier, Robert Nicoulaud décède le 9 février 1996.

Durant la seconde guerre mondiale, il participe à la campagne de France. Démobilisé en juillet 1940, il rejoint d’abord la région parisienne où il habitait avant guerre. Mais dès 1943-1944, il s’installe provisoirement à Bordeaux puis à Mérignac en Gironde. En 1948, il devient chef de dépôt SNCF à Worth en Allemagne où il participe au rétablissement du réseau ferroviaire.

De retour à Orléans, il participe à la fondation, en 1951, du Centre Culturel d’Orléans  – Maison des jeunes et de la culture d’Orléans (CCO). Il s’agit sans doute de la première du genre en région Centre. Pour recevoir les jeunes, Robert Nicoulaud fait installer au 213bis, rue des Murlins un baraquement servant initialement à loger les sinistrés de la Seconde Guerre mondiale. Ultérieurement, il fait construire sa maison devant le CCO. Jusqu’à la dissolution du CCO en 1968, il se bat pour l’accès de la jeunesse à la culture populaire et laïque. Il sera ainsi actif au sein de la Fédération départementale des Maisons de jeunes et de la culture du Loiret ainsi que de la Fédération régionale. Lorsque la gestion des MJC locales est reprise par la municipalité d’Orléans, il semble s’éloigner de ce mouvement. Malgré de nombreux déménagements dus à son activité professionnelle, Robert Nicoulaud reste fondamentalement attaché à la ville qui l’a vu naître. Avec Paulette, son épouse, il multiplie les engagements associatifs. Entre autres, il est sociétaire de l’Automobile-club de France de la région parisienne en 1964. Il est membre de la Société des anciens élèves de l’école nationale des Arts-et-Métiers, du Cercle Péguy, de l’Association pour la protection du site du Loiret, de l’Association pour la protection de l’environnement et de la qualité de la vie (APEAO), de l’Association populaire d’art et de culture (APAC).

Sur le plan politique, il participe en 1977 aux élections municipales sur la liste d’Union pour la démocratie municipale et le renouveau d’Orléans, menée par Michel de La Fournière. Au début des années 1980, il adhère au parti politique naissant Les Verts.

La fibre sociale de Robert Nicoulaud est l’un des traits les plus marquants de sa personnalité. Dans un premier temps, c’est son intérêt pour la jeunesse qui en témoigne. Durant les années 1970, c’est la naissance d’une entreprise familiale qui en apporte une nouvelle preuve. Les Tricots Nicou ont pour but de fournir du travail à des femmes au foyer et ainsi leur apporter un complément de revenus. L’entreprise se porte d’ailleurs très bien puisqu’elle expédie jusque sur la Côte d’Azur.

Sur le plan intellectuel, on notera que Robert Nicoulaud adhérait à la revue Esprit à laquelle il a peut-être d’ailleurs collaboré via des groupes de travail.

En 2010, 213bis rue des Murlins, la plaque signalant l’entrée du CCO existe toujours à l’entrée de la propriété. L’ancienne Maison de jeunes et de la culture est désormais utilisée comme garage par Claude Nicoulaud, devenu propriétaire de la maison de ses parents.

Historique de la conservation

L’ensemble des documents était conservé 213bis rue des Murlins, d’abord dans la maison de Robert Nicoulaud puis dans le grenier de l’ancien Centre Culturel d’Orléans. Une partie des documents a été empruntée par Laurent Besse et entreposée à son domicile à l’occasion des recherches effectuées dans le cadre de sa thèse. L’ensemble des dossiers a souffert avant tout de l’humidité et de la poussière. Ils ne présentaient pas de dégradations physiques importantes.

Suite au signalement par Laurent Besse, les archives de Louis-Robert Nicoulaud ont été données par son fils Claude Nicoulaud aux Archives municipales d’Orléans en janvier 2009.

Présentation des sources

Niveau de description : fonds

Les archives sont d’un grand intérêt pour l’histoire du Centre Culturel d’Orléans - Maison de jeunes et de la culture d’Orléans (CCO). Qu’il s’agisse des dossiers de fonctionnement ou d’activités de l’association, le fonds présente un intérêt exceptionnel d’autant plus qu’il couvre les débuts de la MJC en 1951 jusqu’au milieu des années 1970 : statuts, comptes rendus de réunion (assemblées générales, conseil d’administration, bureau), rapports annuels du directeur, liste des adhérents, correspondance, comptabilité, documents concernant les adhérents, brochures, coupures de presse, photographies, notes, enquêtes et rapports concernant différentes activités de la MJC, etc.

Par ailleurs, le fonds renferme des documents concernant d’autres MJC comme la MJC des Blossières (1971-1975) ou l’Association orléanaise des MJC (1964-1974), ainsi que les actions de Louis Nicoulaud au sein de la Fédération départementale des MJC du Loiret (1967-1971) et la Fédération régionale des Maisons de Jeunes et de la Culture de l'académie d'Orléans (1970-1971).

Enfin, le fonds comporte quelques pièces sur l’Université populaire d’Orléans (1950-1954), le Comité des jeunes d'Orléans (1960-1961), la Ligue des droits de l'Homme (1960-1963), la Fédération des œuvres laïques du Loiret (FOL) (1962-1964, 1967-1968), l’Association populaire d'art et de culture à Orléans (APAC) (1963), l’Union régionale des œuvres privées sanitaires et sociales (1964), le Sporting-Orléanais (1967), l’Amicale des directeurs semi-permanents (1968), les foyers de jeunes travailleurs à Orléans (1959-1960).

Auteur de la notice

 Pôle de conservation des archives des associations de jeunesse et d'éducation populaire (PAJEP), Archives départementales du Val-de-Marne

Date de la notice

Dernière mise à jour 11/01/2019

Localisation du fonds du producteur

Archives municipales d’Orléans

Nicoulaud Robert, 24S

Don en 2009. Archives privées. Communication selon les délais en vigueur.

Instrument de recherche : répertoire numérique.

Importance matérielle :  32 articles (cotes concernant ses activités associatives 24S 3 à 24),2,20 mètres linéaire.

Dates extrêmes : 1931-1984