Fonds Planète sciences

Répertoire détaillé (site Internet Archives nationales)

Cotes : 20140159/1-20140159/465

Date : 1962-2001

Nom du producteur : Planète sciences (France)

Importance matérielle et support : 45 ml

Localisation physique : Pierrefitte-sur-Seine

Conditions d'accès : Librement communicable

Conditions d'utilisation : Librement communicable

Description

Présentation du contenu

Si les archives les plus anciennes de l’association remontent au début des années 1960, le fonds d’archives ne commence à s’étoffer qu’à partir du début des années 1970, voire des années 1980. Cela peut s’expliquer par les déménagements successifs de l’association et par le turn-over régulier des permanents associatifs.

Même si l’instrument de recherche actuel est trop succinct pour dresser un état détaillé des archives, il apparaît déjà que les dossiers d’activités et même les pièces statutaires (statuts et instances) sont très incomplets pour les premières années. Si les nombreuses revues de secteur de l’association semblent un peu mieux conservées, aucune n’a une collection complète :  3.2.1. Espace  ; La Salicorne  ; Infos Astro  ; Le petit Ra  ; Les filles d’Ariane  ; Technoscope.

Néanmoins, le fonds actuel permet de voir comment Planète sciences a développé de nouvelles activités en fonction des évolutions technologies et des aspirations des jeunes : lancements de fusées au début des années 1960 ; puis à la fin de la décennie, clubs Astronomie et Energie solaire  ; dans les années 1970, clubs Nature et environnement  et Energie solaire  ; à partir des années 1980 clubs Robotique et micro-informatique.

Les cotes d'origine de ce fonds, transféré des Archives départementales du Val-de-Marne aux Archives

nationales de Pierrefitte-sur-Seine, sont : 562J 1-465.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales de France

 

Historique du producteur

Anciens noms du producteur :

Association nationale des clubs scientifiques (ANCS), 1962-1969

Association nationale des clubs aérospatiaux (ANCS), 1969-1977

Association nationale sciences techniques jeunesse (ANSTJ), 1977-2002

En 1960, un groupe constitué d’enseignants, de journalistes et d’ingénieurs désireux de proposer des méthodes nouvelles dans le domaine de l’éducation scientifique crée un club d’ateliers scientifiques qui devient l'Association nationale des clubs scientifiques (ANCS) en 1962. Dès sa création, l’ANCS est placée sous le parrainage du Palais de la découverte, et aujourd’hui encore, c’est le lieu officiel de son siège social, même si ses bureaux administratifs sont à Ris-Orangis dans l’Essonne.

La naissance de l’association s’inscrit dans une période marquée par la conquête spatiale. Celle-ci exerce une fascination chez les jeunes qui développent leurs propres projets de lancements de fusées dans des conditions de sécurité parfois incertaines. En 1963, en réponse à un décret du ministère de l’Intérieur soutenu par le Centre national d’études spatiales (CNES) qui cherche un partenaire pour « sécuriser » et « contrôler » ces expériences, l’ANCS prend en charge cette mission. C’est le début d’un partenariat étroit avec le CNES, qui se poursuit encore aujourd’hui.

Planète sciences est rapidement agréée par le ministère chargé de la Jeunesse et des sports et est habilitée à dispenser des formations du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA). Par ailleurs, elle est certifiée association complémentaire de l’enseignement public par le ministère chargé de l’Education nationale.

A partir de 1967, l’ANCS, comme d’autres associations scientifiques, s’ouvrent vers d’autres activités, l’astronomie, l’écologie et l’espace, qui sont alors en plein essor. Cette orientation aboutit à la création en 1969 de la Fédération nationale des clubs scientifiques (FNCS) qui a pour objectif de fédérer les associations nationales s’occupant des activités scientifiques des jeunes. L’ANCS adhère à la FNCS et se spécialise, comme l’indique son changement de nom : Association nationale des clubs aérospatiaux (ANCS).

Mais la FNCS se révèle être un échec. Chaque association dans sa discipline a des activités et des méthodes très différentes et il n’est pas trouvé de points communs pour unifier les orientations de tous. C’est pourquoi, l’ANCS revient progressivement à des activités multi-thématiques. Cette évolution aboutit à la création de l’Association nationale sciences techniques jeunesse (ANSTJ), qui regroupe en quelques sortes l’ANCS et la FNCS. Les domaines d’intervention de cette nouvelle association sont principalement l’astronomie, l’espace, l’écologie, la géologie, l’énergie scolaire, la micro informatique et la télédétection.

En 2002, à l’occasion de ses 40 ans, l’ANSTJ change de nom et devient Planète Science. Ce choix a été déterminé par un besoin de lisibilité, par la volonté de mieux communiquer, pour asseoir sa notoriété et valoriser ses savoir-faire. Il s’agit d’affirmer l'appartenance à un réseau qui partage et défend les mêmes valeurs, les mêmes objectifs, les mêmes pratiques, comme acteur de la culture scientifique et technique pour les jeunes en France et en Europe.

Planète sciences représentait en 2005 une fédération nationale, 10 associations territoriales, 1 relais en Guyane, 1 relais en Espagne, 1000 bénévoles et 70 animateurs permanents salariés.

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Don

Historique de la conservation

Les documents statutaires et fondamentaux, les photographies et les documents audio-visuels étaient sont conservés au siège national de l'association aux bureaux de l’association à Ris-Orangis. Mais la plupart des archives anciennes (antérieures à 2002) ont été conservées se trouvaient au sont situées dans une cave du Centre autonome d'expérimentation sociale (CAES) au 1 rue Edmond Bonté à Ris-Orangis. Cet espace de conservation n’étant pas approprié et risquant d’être détruit, un déménagement d’urgence a été réalisé durant l’été 2008. Les archives courantes ont été transférées dans les bureaux de Planète sciences et les archives à vocation historique antérieures à 2001 aux Archives départementales du Val-de-Marne (45 ml). Restent encore aux bureaux de Planète sciences la majeure partie des documents audiovisuels, dont les plus anciens documents datent des années 1960-1970 : 70 films VHS, 5 en super 8, 3 en 16 mm, 15 en 3/4 Umatic et 15 en Bétacam. Elles ont été transférées aux Archives nationales en février 2014.